Explorateur de nature

Trésors Incas

10 jours / 9 nuits    difficulté: 1/3

Trésors Incas

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Place des armes à ArequipaEglise de Santa Marta - ArequipaPlace des armes à CuscoCircuito de las aguasCôte Verte à LimaMonasterio de Santa Catalina à ArequipaMonasterio de Santa Catalina à ArequipaRue d'ArequipaSalines de Maras - Vallée sacrée des Incas


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima et vol vers Arequipa - Visite complète de la ville

Jour 3 - Visite des alentours d’Arequipa / Puno

Jour 4 - Visite de Taquile sur le lac Titicaca

Jour 5 - Traversée de l’Altiplano avec le train des Andes

Jour 6 - Cusco et ses environs

Jour 7 - Visite de la vallée sacrée des Incas et nuit à Aguas Calientes

Jour 8 - Machu Picchu

Jour 9 - Pisac

Jour 10 - Cusco / Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Puno et le lac Titicaca

Ile TaquileIles UrosLa RayaPuno

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Cathédrale d'Arequipa

Détruite régulièrement par des tremblements de terre, elle a presque toujours été restaurée en fonction du style d’origine. Son impressionnante façade de sillar brut domine toute une partie de la Plaza de Armas, ainsi que deux hautes tours blanches. Les immenses portes en bois valent le détour à elles seules. L’intérieur étant assez moyen, son intérêt principal réside surtout dans l’incroyable façade, immensément blanche. Petite curiosité, c’est l’une des rares églises autorisée à hisser le drapeau du Vatican.

Monasterio de Santa Catalina

C’est un des édifices religieux les plus impressionnants de tout le pays : il apparait même sur les nouvelles pièces d’un sol. Avec ses 20 000m², cette citadelle est comme une ville au cœur de la ville : ses rues étroites, ses toutes petites places, ses cages d’escalier discrètes… On visite tout, tout,  tout, jusqu’aux cuisines et aux chambres-cellules. La pierre blanche, crème voire ocre de ses murs contrastent avec les fleurs aux couleurs vives des patios. Certaines religieuses ayant fait un vœu de retrait total de la société y vivent encore.  Le monastère abrite un petit musée archéologique, ainsi que quelques toiles d’art religieux de l’école de Cusco. C’est sans aucun doute l’un des arrêts inévitables et l’une des plus grandes merveilles de la ville d’Arequipa (qui n’en manque pourtant pas).

Horaires d'ouverture:
De 9.00 à 17.00
Le mardi et le jeudi de 08.00 à 20.00 


Moulin de Sabandia

Dans un quartier en pleine campagne situé a 9km de la ville, le moulin à eau de Sabandia, construit en 1622, fut abandonné puis restauré pour le plus grand plaisir des visiteurs. Aujourd’hui, il ne sert qu’à la démonstration de son utilisation traditionnelle, au milieu d’un parc de saules pleureurs. Des promenades à cheval et des picnics sont possibles, et très agréables, étant donné la magnifique vue sur le mont Misti. 

Musée Sanctuarios Andinos

Ce musée est entièrement dédié à la découverte de la momie appelée « Princesa Juanita », la princesse des glaces. En 1995, une expédition découvrit le corps de cette jeune princesse inca de 13 ou 14 ans, sacrifiée sur le glacier Nevado Ampato il y a 500 ans, en compagnie d’une autre enfant, également sacrifiée. Les riches vêtements ainsi que la multitude d’objets rituels dont elles sont couvertes témoignent de leur rang social ainsi que du but de leur mort, probablement pour calmer la colère des dieux. Emprisonnée par les glaces, son cadavre a été conservé de façon absolument exceptionnelle, des cheveux jusqu’aux ongles des pieds ; il n’a été mis au jour que par l’éruption d’un volcan voisin qui a fait fondre son tombeau de glace. Le musée est composé des objets funéraires et rituels qui l’entouraient, et à la fin, comme une récompense, trônent les deux momies des jeunes filles sacrifiées. Un must-do. 

Place des armes

Arequipa compte, comme toutes les autres villes péruviennes, une magnifique place  centrale. Elle est faite entièrement de la pierre blanche avec laquelle on a construit une bonne partie de la ville, le sillar : c’est ce qui lui vaut le surnom de la Ville Blanche. Tout autour, des arcades surplombées de balcons à colonnades en bois sculpté, abritant des cafés chics. Sur la place, les palmiers sont l’habitat naturel de nombreux pigeons, et au centre, une fontaine métallique peinte en vert. Dans ce cadre reposant et rafraichissant, la vue sur le Misti est à couper le souffle. 

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Awanacancha

Sur le chemin entre Cusco et la vallée sacrée des Incas, le  centre de tissage de Awanacancha offre une démonstration de fabrication de tissus traditionnels, un élevage de camélidés andin et une boutique de produits traditionnels. C’est une bonne approche de l’artisanat Péruvien.

Cathédrale de Cusco

Les colons espagnols firent construire ce gigantesque édifice en 1559 sur les vestiges du palais de l’Inca Viracocha, le dernier empereur inca, en signe de domination pure et simple de la nouvelle civilisation sur l’ancienne. Du haut de ses marches, surélevée, la cathédrale de Cusco et ses deux tours semblent trôner sur la Plaza de Armas. En réalité, ce sont trois églises juxtaposées : la cathédrale proprement dite, l’église du Triomphe et l’église de Jésus Marie. L’intérieur est surchargé de détails, de petites chapelles adjacentes, d’or et d’argent, de sculptures (dont certaines d’artistes célèbres), de tableaux (plus de 400 !), très représentatifs de l’école cusquénienne… Mais le syncrétisme est omniprésent, avec ce mélange incessant de symboles andins avec des signes de la religion catholique classique. Lors des fêtes religieuses, la cathédrale se pare de ses habits de fêtes, et donne une certaine légèreté à cet édifice autrement lourd d’histoire et détails. Pour la petite histoire, on dit qu’un tunnel relierait la cathédrale avec le site de Sacsayhuaman…

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Maras

La ville de Maras est sur la route entre Cusco et Urubamba. Deux attractions principales qui justifient le détour : premièrement, les marais salins. Depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire ce précieux élément. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les hauts plateaux andins… L’autre attraction, un peu plus loin, est le site archéologique de Moray : des terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Marché de San Pedro

Le grand marché central de Cusco se tient dans un immense hangar en fer, en face de l’église San Pedro. On y trouve de tout : dans la partie haute, des objets et tissus d’artisanat, ensuite la section jus, puis viande, fromage, légumes, fleurs, objets en bois, avec tout au fond quelques rangées de cantine avec, au choix, cochon de lait (lechon), ceviche ou menu du jour. Malgré sa situation centrale et la présence constante de touristes, ce marché a gardé son ambiance locale et traditionnelle, et les prix sont relativement ceux que l’on trouve dans d’autres zones de la ville.

Moray

A une dizaine de kilomètres du village de Maras, le site archéologique de Moray est du jamais vu dans la région. Il s’agit de terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle, en deux cuvettes distinctes. En les regardant depuis le haut ou bien depuis le bas, toutes les perspectives sont incroyables. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Ollantaytambo - Site archéologique

Accrochée à la falaise au dessus du village, la citadelle inca d’Ollantaytambo fut le théâtre d’une des grandes victoires des Incas sur les envahisseurs espagnols. Forteresse mais également centre cérémoniel, un observatoire céleste et un site d’expérimentation agricole (comme à Tipon ou encore à Moray). Plusieurs grands ensembles sont visitables : les bains de l’Inca, et le Palais de la princesse au début de la visite ; puis, en remontant les terrasses agricoles, on accède à la Forteresse, avec ses remparts et ses hauts murs de protection, et avec, au centre, le Temple du Soleil. Les blocs de pierre, venus d’une carrière à 6km de là, sont si impressionnants que s’imaginer comment on a pu les entasser à une telle hauteur au dessus de la vallée est toute une épopée de l’imagination…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

pierre aux 12 angles et les murs incas et la

Dans tout le centre ville de Cusco, les fondations de la plupart des maisons sont d’origine inca. Ces murs, formés de pierres de très grande taille, encastrées les unes dans les autres de façon remarquable, sont souvent agrémentés de sculptures comme des corps ou têtes de serpent, ou encore des protubérances qui sortent des pierres. L’exemple le plus beau et le mieux conservé se trouve dans la rue Hatunrumiyoc, un peu à l’arrière de la cathédrale : c’est la fameuse pierre aux douze angles. Elle est parfaitement intégrée à toutes les autres pierres qui l’entourent, sans laisser ni un centimètre de vide : cette technique architecturale est vraiment très impressionnante. 

Pisaq archéologique

Porte d’entrée à la Vallée Sacrée des Incas, le petit village de Pisac se trouve en contrebas d’un des sites archéologiques majeurs de la vallée. Suspendu au flanc de la montagne, encadré par deux falaises vertigineuses, cet ensemble exceptionnellement conservé se compose d’escaliers, de terrasses, de maisons, d’un centre cérémoniel, et d’autres encore. On y accède soit en taxi, soit, pour les plus courageux, par les 4kms d’escaliers abruptes qui montent les 400m de dénivelé, en passant par les larges terrasses de culture du maïs, et de quelques tours de surveillances que les Incas utilisaient probablement pour la défense de la vallée. Puis, après avoir traversé un tunnel pour traverser la roche, on arrive au centre même du site archéologique : un ensemble de cours carrées qui encadrent ce qui semble être un temple, avec un cadran solaire (Intihuatana) au milieu. L’état de conservation est absolument exceptionnel ; les murs, les portes, les fenêtres, tout est en parfait état. De l’autre côté, le long de la falaise, des trous à même la roche seraient les sépultures de nombreux nobles incas. Ce site est incontestablement un must de la vallée sacrée, et la promenade entre ses terrasses et ses édifices presque entiers laissent un souvenir inoubliable. 

Pisaq village

L’autre intérêt de Pisac est le village lui-même. Pris en étau entre les deux hautes montagnes, au fond de la vallée où on cultive le maïs, Pisac est une petite bourgade tranquille où le tourisme a pris une importance conséquente. C’est le dimanche que le visage traditionnel de Pisac est le plus visible : après la messe (dite en quechua), les habitants sortent de l’église et traversent le village avec leurs habits et leurs coiffes traditionnelles, en soufflant dans leurs pututus, ces coquillages qui font l’effet d’une corne tyrolienne. Le marché dominical est riche en produits de la zone : patates, maïs, mais aussi fruits, légumes, pain et jus de fruits. Le reste du temps, c’est un marché plutôt touristique, mais qui a son charme, bariolé de couleurs et de saveurs bien typiques. Dans ce contexte, on a vu apparaitre un four à empanadas (ces snacks fourrés à la viande et aux légumes) : cuites dans un four à bois des plus traditionnels, colonial, c’est une attraction en tant que tel, et le goût et les saveurs des empanadas sont probablement les plus authentiques qu’on puisse trouver au Pérou.

Place des armes de Cusco

Comme toute ville latino-américaine, le cœur de la ville bat sur sa Place d’Armes. A Cusco, c’est véritablement le centre historique, car avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui, c’était un centre cérémoniel, social, agricole majeur qui s’étendait sur plus de 4000m². C’est de là que partait les quatre grandes routes cardinales qui formaient les quatre grandes provinces de l’empire inca. Aujourd’hui, c’est un ravissant parterre fleuri, avec en son centre une fontaine surmontée de la statue de l’Inca Pachacutec, le fondateur de la grandeur inca. Tout autour, des bancs en fer où il fait bon s’assoir un moment au soleil, profitant de la vue. De part et d’autre, la Plaza de Armas est bordée par la cathédrale, l’église de la Compagnie de Jésus, ainsi que des maisons coloniales aux balcons en bois sculptés, un délice pour les yeux. Sur ces balcons, quelques cafés où se reposent les voyageurs en partance pour le Machu Picchu; des discothèques, aussi, qui s’animent le soir et donne un autre visage à la Plaza de Armas, celui de la fête jusqu’au bout de la nuit.

Puka Pukara

Le nom signifie “fort rouge” en quechua, et vient de la couleur rosâtre que prend la pierre à certains moments de la journée, en fonction de la lumière. Il s’agit de l’un des sites archéologiques situés à la sortie de Cusco en direction de la Vallée Sacrée ; c’était probablement une place forte pour la protection de la ville, ainsi qu’une sorte d’entrepôt d’un certain nombre de produits agricoles. Depuis l’esplanade à l’arrière du site, la vue sur Cusco est superbe. 

Q'enqo

Derrière le site de Sacsayhuaman et du Christ Blanc qui domine la ville, le site de Q’enko signifie « zigzag ». Il tire son nom des tunnels, des escaliers, et des cuves creusés dans le gros rocher calcaire, en forme de zigzag, probablement pour recevoir le sang ou la chicha lors des cérémonies rituelles. Au sommet de ce rocher, on peut distinguer des sculptures en bas relief de pumas, de lamas et de condors. En dessous, une petite grotte servait probablement de lieu de cérémonie. 

Qoricancha

“Qoricancha” signifie le temple (cancha) de l’or (qori) en quechua. C’est un centre religieux et spirituel majeur pour les Incas et les Andins en général. Dédié au Dieu Soleil, des milliers de prêtres et de serviteurs y vivaient, au milieu des murs que l’on voit aujourd’hui, autrefois couverts de feuilles d’or, et meublés d’objets et de statues en or massif. Ils y rendaient les cultes et y observaient le mouvement des astres. Il est difficile d’imaginer telle splendeur aujourd’hui : il ne reste que les murs, tout l’or s’est envolé, pillé et emporté par les colonisateurs, et les grandes terrasses herbeuses, descendant de l’église de Santo Domingo, avec en contrebas une grande cour recouverte d’herbe, et au milieu un bassin octogonal, qui était, à l’époque, couvert de 55kg d’or. Aujourd’hui, ce qu’il reste de spirituel à ce centre, est que le Coricancha est le point de départ obligé de la fête de l’Inti Raymi, la fête du soleil, le 24 juin de chaque année, au moment du solstice solaire. Outre les quelques vestiges à l’intérieur du temple de Santo Domingo, un petit musée mal éclairé se situe sous la grande cour. C’est un des plus intéressants de Cusco, avec des crânes trépanés, des céramiques, des pièces de métal, etc. et d’excellentes explications sur la cosmovision andine et les rites et croyances religieuses inca. 

Salines de Maras

Un peu après le village de Maras, s’étend une plaine étonnante : en effet, depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire un précieux élément, le sel. Il vient de la source d’eau chaude, chargée en minéraux, qui coule d’un peu plus haut. Pour le recueillir, une technique assez développée a été de construire des terrasses, afin de retenir l’eau et qu’en s’évaporant, seul le sel reste, prêt à être recueilli. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les différentes terrasses allant de l’ocre au brun, les hauts plateaux andins…

Saqsayhuaman

Du haut des hauteurs environnantes de Cusco, se dresse l’incroyable site de Sacsayhuaman. Retenez ce nom, malgré la difficulté à le prononcer : c’est, de loin, le plus impressionnant dans les environs immédiats de Cusco (on peut y accéder à pied). De toute première importance tant sur le plan militaire que religieux, il ne reste que 20% de ce que c’était ; une grande forteresse, un complexe d’immenses remparts à trois étages, construits en zigzag, avec des blocs de pierre hauts de plusieurs mètres et lourds de plusieurs dizaines (voire centaines!) de tonnes. Au sommet de ces remparts encastrés, on trouve ce qui semble être un temple dédié au dieu solaire Inti ; et non loin de là, le trône de l’Inca et un autel sacré, appelé ushnu. On dit que Cusco fut conçu par l’Inca Pachacutec comme un puma ; Sacsayhuaman en serait la tête. C’est également ici que les festivités de l’Inti Raymi prennent fin, avec une représentation de la cérémonie traditionnelle qu’est le sacrifice de lamas pour pouvoir lire l’avenir dans leurs entrailles (rassurez-vous, ca n’est aujourd’hui plus qu’une mise en scène).

Tambomachay

C’est l’un des sites que l’on trouve à la sortie de Cusco, sur la route vers la Vallée Sacrée des Incas, un peu à l’écart de la route principale. On y découvre trois grandes terrasses en pierre taillée, reliées entre elles par des escaliers et des murs d’enceinte gravés de différents motifs liés à la religion des Incas. De plus, Tombamachay doit son surnom du Baño del Inca (bain de l’Inca) à la source d’eau naturelle qui jaillit dans la deuxième terrasse jusqu’à un bain de pierre cérémoniel ; les Incas auraient détourné des sources environnantes pour approvisionner en eau ce centre. 

Urubamba

Au milieu environ de la Vallée Sacrée, Urubamba est un carrefour important. A une altitude plus clémente que celle de Cusco, le climat est plus chaleureux, et les cultures de maïs, de légumes et de tubercules sont plus nombreuses. Les excursions en nature que proposent les environs d’Urubamba sont magnifiques (VTT, randonnée, parapente, balade à cheval…). Bordées des hautes montagnes des Andes, les paysages sont à couper le souffle. Le marché trisemanal est également gai et intéressant à visiter. 

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

Le système éducatif au PérouQuels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?La culture «  Chicha » au PérouL’artisanat Péruvien 
Le système éducatif au Pérou

Le système éducatif au Pérou

Quel est le niveau éducatif et scolaire au Pérou ?

Officiellement, et selon la Constitution, l’éducation au Pérou est gratuite et obligatoire dans les institutions publiques jusqu’à l’école secondaire. La réalité est pourtant bien différente de cette déclaration d’intention. 

Comme pour le secteur de la santé, le clivage entre école urbaine et école rurale est flagrant. Ce sont les problèmes intrinsèques à la vie en campagne : les centres éducatifs sont souvent très éloignés du lieu de vie des enfants (plusieurs heures de marche par jour sont souvent nécessaires) ; la réalité des enfants dans les campagnes est très différente des villes (ils doivent obligatoirement participer aux tâches de la famille, emmener les bêtes au pâturage, couper du bois, etc) ; de plus, l’éducation interculturelle-bilingue est plus un vœu pieu qu’une réalité (ce qui limite les possibilités d’apprentissage des enfants de peuples autochtones) et il n’y a souvent qu’un professeur pour tous les niveaux. Le caractère obligatoire de l’éducation est donc fortement limité par la situation géographique.

De plus, le caractère gratuit est lui aussi à relativiser. Officiellement, l’école est gratuite, et l’inscription n’est conditionnée à aucun paiement. Cependant, l’inscription à l’APAFA (Association des Parents d’Elèves) est obligatoire, et est relative au ‘’prestige’’ de chaque établissement. De plus, jusqu’à l’heure d’aujourd’hui où la question fait débat, l’obligation d’acheter des livres scolaires neufs (par pression des grandes éditions) ainsi que qu’un uniforme est une réalité dans un grand nombre d’établissements même publics, bien que son obligation soit interdite par la loi. Pour ces motifs, un certain nombre de familles péruviennes n’envoient pas leurs enfants à l’école, par manque de moyens économiques. 

Parmi ces classes sociales désavantagées, la population féminine est la plus touchée. L’éducation des filles n’est pas prioritaire par rapport à celle des garçons lorsque la famille n’a pas les moyens d’envoyer tous ses enfants à l’école. L’autre grande barrière à l’éducation des filles est le problème des grossesses adolescentes, qui poussent les jeunes filles de 14 à 17 ans à abandonner la segundaria (équivalent de collège + lycée). Le manque d’accès à la santé sexuelle oblige les jeunes filles à chercher coûte que coûte un travail qui puisse leur permettre de vivre décemment avec leur enfant, les empêchant par là même de finir leur éducation secondaire. 

Malgré cela, l’éducation au Pérou est en nette amélioration. L’exode rurale a favorisé l’envoi des enfants à l’école (plus accessible en ville que dans les campagnes : en arrivant en ville, les enfants sont à la charge d’un parent, d’un ami, d’une connaissance du village, et rentrent pendant les vacances) ; en conséquence, le taux d’alphabétisme s’est amélioré, passant la barre des 90% dans le courant des années 2000. Malgré les difficultés mentionnées, les efforts pour améliorer l’éducation rurale sont réels, et la croissance économique que connait le Pérou depuis 10 ans donne plus de moyens à l’Etat pour soutenir ces efforts ; l’éducation –primaire- est en nette progression par rapport à ce qu’elle était 15 ans auparavant.

Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?

Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?

La sécurité au Pérou

Question que se pose tout voyageur en Amérique Latine ; quel est le niveau d’insécurité dans les zones que je vais visiter ?

La menace principale qu’était le terrorisme s’est éteinte depuis maintenant 10 ans. Si le Pérou connait certains problèmes de délinquance et de narcotrafic, les circuits touristiques sont complètement exempts de tout risque. En dehors de certains quartiers dans la capitale, Lima, où la délinquance est un vrai problème, le reste du pays est plutôt tranquille. Les transports inter-cités sont de plus en plus sécurisés grâce à des filmassions, et le risque le plus grave que vous pourriez courir lors de votre voyage serait un vol à la tir de votre porte-monnaie.

Pour cela, évitez au maximum de trop ressembler à un touriste. Laisser son énorme appareil photo numérique pendre autour du cou attire autant l’attention qu’un Chinois en Afrique. Ne gardez jamais votre porte-monnaie dans les poches du pantalon, et à plus forte raison dans une des poches arrières. Ne gardez jamais sur vous votre passeport, vos billets d’avion, vos cartes bancaires, etc. Soyez toujours très attentif/ve à vos affaires, ne les laissez jamais sans surveillance. Les voleurs n’agissent souvent pas seuls, et lorsque l’un vous jette de la terre, du ketchup ou autre pour détourner votre attention, un autre profite de ce moment de distraction pour vous faire les poches. 


Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?

Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?

Janvier : 
Pendant la dernière quinzaine du mois, Trujillo s’anime autour des concours de marineras sur la place centrale et dans différents lieux de la ville.

Février : 
C’est le mois du Carnaval à travers tout le Pérou : la cérémonie centrale consiste à planter un arbre et danser autour ; puis on coupe l’arbre et on se précipite sur les cadeaux accrochés à ses branches. Pendant ce temps, les bombes à eau volent dans tous les sens et on vaporise de mousse tous les passants. Une ambiance de fête comme aucune autre.
A partir du 2, et pendant les deux semaines suivantes, Puno célèbre la Candelaria (la chandeleur) :danses et musiques folkloriques comme la Diablada, masques monstrueux représentant des esprits et des monstres, c’est une fête pour le cycle de fertilité et aux récoltes, qui se finit par un culte aux morts.

Mars : 
Au sud de Lima, à San Vincente de Cañete, c’est le festival des sports d’extérieur : on peut  y pratiquer du VTT, du rafting, du parapente, du trekking dans les dunes…

Fin mars/début avril, tout le Pérou fête la Semaine Sainte (semana santa) : les marques de ferveur religieuse prennent le dessus sur la vie des habitants, et les rues s’enflamment de défilés, musiques et danses. Cette célébration est particulièrement intéressante à Ayacucho, où un tapis de fleurs est installé par terre pour que les foules viennent le piétiner. 

Avril :
Dans les environs de Cusco, on fête le Señor de los Temblores (seigneur des tremblements)en jetant des petites fleurs rouges sur le sol, en représentation du sang du Christ.
Du 15 au 20, à Pachacamac, site préhispanique dans les environs proches de Lima, on fête le CaballoPeruano de Paso (cheval péruvien de promenade, mélange de race espagnole et arabe), fierté des Péruviens.

Mai :
Le 1°, Arequipa fête la Virgen de Chapi : tout un pèlerinage se constitue pour parcourir 45km de nuit, soit environ 15 heures de marche, pour se laver de ses péchés.
Pendant la 1° semaine, se déroule dans les environs de Cusco le pèlerinage le plus célèbre de toute l’Amérique Latine : le Q’oyllurRit’i, qui signifie Etoile des Neiges en quechua. Partant du village d’Ausangante, il s’agit de monter à mi-chemin du mont du même nom. Déguisés en ours, vêtus de costumes traditionnels, chargés de cadeaux et d’encens, environ 10 000 pèlerins viennent chaque année adorer l’image d’un Christ qui serait apparu à un berger, mais aussi vénérer les Apus, divinités des montagnes, Pachayaya, la mère-Eau, etc. Un des plus beaux exemples de syncrétisme religieux au Pérou.

Juin :
Au cours de la 1° semaine, Cusco est animée la fête de la bière.
Du 1° au 7 juin, Huaraz organise pour la Semaine de l’Alpinisme.
Pendant la deuxième semaine de juin, Ica fête les vendanges avec Festival International de la Vendemia.

Le Corpus Cristi est un point commun dans de nombreuses villes, mais est particulièrement intéressant à Cusco : aujourd’hui, vénération des saints, c’était à l’origine des fêtes nettement païennes. Défilés de danses et de saints dans toutes les rues.

Le 24, à Cusco, c’est l’Inti Raymi : fête inca par excellence, il s’agit de l’adoration du soleil au moment de l’équinoxe d’hiver pour ces latitudes sud. Fête très touristique, mais non moins intéressante pour la recréation fidèle de l’Inti Raymi préhispanique : l’Inca s’adresse au peule, défile avec ses soldats et ses nobles, le tout au milieu de fêtes, de musique, de danses. Départ au Q’oricancha et arrivée à Sacsayhuaman, où un(faux) sacrifice de deux lamas précèdent les incantations et les rituels magiques.


Le 24 également, dans le reste du Pérou, on fête la Saint Jean. Au programme,  feux de joie, danses, musiques traditionnelles, et défilés, surtout dans la jungle amazonienne au nord du pays (Iquitos).


Le 29, la région du lac Titicaca particulièrement, fête la St Pierre et St Paul, avec ses danses, costumes traditionnels, musique et défilés.


Juillet : 
Lors de la 2° semaine du mois, Paucartambo, dans la région de Cusco, fête la Virgendelcarmen (mamachadelcarmen), patronne des métis. C’est l’autre grand pèlerinage et défilés avec le Q’oyllurRit’i, tel l’aspect mâle et femelle d’une même chose, croyance chère aux incas. Comme en mai, les danses, célébrations, défilés, processions et costumes et masques sont pour le moins impressionnants, et draine des pèlerins de tout le pays.

Fin juillet, autour du 28 qui est jour de l’indépendance péruvienne, ce sont les fêtesnationalesdu Pérou  (Fiestas Patrias). C’est un temps privilégié pour être en famille et assister à des combats de coqs, des corridas et des défilés de chevaux.

Enfin, la Yawar Fiesta alieu dans la campagne profonde, à 8h d’Abancay ou d’Ayacucho, sur des routes défoncées. Cet évènement qui met en scène un condor accroché au dos d’un taureau remonte à l’époque de la colonisation, et est une sorte de revendication indigène. La position de supériorité du condor (représentant les autochtones des Andes) le mène le plus souvent à la victoire sur le taureau (représentant l’empire espagnol) et à la mort de ce dernier, comme une revanche sur l’empire espagnol. Cette fête a entre autre été dépeinte par José Maria Arguedas (voir Littérature péruvienne), dans son œuvre du même nom que la fête.

Aout :
Lima fête sa patronne, Santa Rosa de Lima (Ste Rose de Lima), en une célébration plein de ferveur religieuse, de défilés et de musique.

Septembre : 
Fête du printemps à Trujillo pour la dernière semaine (danses chants défilés…)

Andahuaylas (près d’Abancay) célèbre la Virgen de Cocharcas, une sorte de reprise de la Virgen de la Candelaria à Copacabana en Bolivie et sur les rives du lac Titicaca (bénédiction de voitures, processions religieuses, …etc)

Octobre :
Saint le plus populaire de toute l’Amérique Latine, le Señor de los Milagros(seigneur des miracles) est adoré tout au long du mois d’octobre. C’est un des seuls saints ‘’moreno ‘’, noir, du continent. Pour cette époque, beaucoup de gens s’habillent volontiers en violet (couleur favorite de ce saint, qui est connu pour répondre aux prières en ce mois d’octobre et pour faire des miracles.) Les dimanches sont souvent réservés aux corridas. 

Pendant la 2° semaine du mois, à Abacaya, Piura, on célèbre le Señor Cautivo(seigneur captif), réputé pour être également miraculeux. 

Pendant la 3° semaine, Ica fête le Señor de Luren.

Novembre : 
Le, 1° la Toussaintest célébrée dans tous le pays, et le 2, pour la fête des morts, les familles vont au cimetière pour rendre visite à leurs proches.

A partir du 5, c’est la Semaine de Puno, avec moultes festivités, où l’on évoque la fondation de l’empire Inca.

Décembre : 
Evidemment, la Navidad (nativité, noël) est fêtée avec ferveur dans tout le pays. Dans les Andes, les images de syncrétisme religieux entre catholicisme et repères culturels andins remplissent les places publiques.

A Cusco, le 24 (soit la veille de Noël), le Santiranticuyest un peu notre marché de Noël, avec sur la place d’armes de nombreux articles d’artisanat à admirer ou à acquérir, comme des poteries, des céramiques, des poupées, etc.

Enfin, le 27 décembre, sur la côte, les communautés noires afro-américaines fête leur patronnela Virgendel Carmen, surnommée à cette époque Peoncita.

La culture «  Chicha » au Pérou

La culture « Chicha » au Pérou

La culture populaire au Pérou

La culture chica est le nom donné à une fusion de bien des styles différents : produit de l’histoire et de la diversité des cultures péruviennes, c’est aujourd’hui une mouvance extrêmement forte. Bien que rejetée pendant longtemps par l’élite péruvienne, aujourd’hui, la musique chicha, au moins, fait l’unanimité chez les jeunes.

Tout d’abord, expliquons l’origine du mot « chicha » : c’est une boisson que préparaient les Incas, à base de maïs fermenté, alcoolisée, qui était au cœur des fêtes avant l’arrivée des Espagnols dans les Andes. 

Ensuite, il faut savoir que cette culture « chicha » a commencé dans les pueblos jovenesde Lima, ces quartiers périphériques, sales et désordonnés. En effet, par vagues successives, la Lima coloniale s’est vue affublée petit à petit d’un nombre croissant de quartiers nouveaux, pauvres, fabriqués de toute pièce par des migrants andins, avec tout ce qu’ils pouvaient trouver : carton, planches dépareillées, tuiles en fer, bâche en plastique... D’abord dans les années 1950, à la recherche d’un travail et d’une vie plus digne (à l’époque les Indiens étaient employés comme servants dans bien des haciendas, propriétés agricoles gérées par des blancs). Puis, dans les années 1970 à 2000, en conséquence des terribles évènements liés au terrorisme et à la violence armée entre l’armée et le mouvement de guérilla. C’est ainsi qu’en une vingtaine d’année, Lima va tripler de taille : les migrants de l’exode rural ne sont plus minoritaires, mais bien majoritaires dans la capitale. 

Reprenant donc le terme de la boisson andine, toute une culture urbaine se développe dans ces nouveaux quartiers : andins, certes, mais non plus campagnards, et d’une culture andine aménagée. C’est la culture Chicha. 

Le plus représentatif de cette culture est sans aucun doute la musique : mélange de cumbia colombienne et de rythmes andins comme le huayno, on y a ajouté le rythme du bigbox américain, du hiphop, et les sonorités ont été réarrangées pour qu’elles soient plus « modernes ». Cette cumbia non traditionnelle fait donc fureur dans les quartiers pauvres de Lima, et rapidement s’étend à tout le pays. Les affiches et posters pour ces groupes « chicha » (citons par exemple Los Shapis, los HermanosYaypén) arborent des couleurs fluo et des formes presque psychédéliques. La plupart de la cumbia moderne qui s’écoute dans tout le Pérou appartient à la culture chicha. 

Chicha, on le dit également de la presse : dans ces quartiers pauvres, habités par des personnes de classes socio-culturelles basses voire très basses, apparaissent des journaux qui promeuvent le scandale, les pin-ups, les déclarations sensationnelles, les campagnes d’humiliation publique et la désinformation totale. L’ex-président Alberto Fujimori a d’ailleurs été impliqué dans plusieurs affaires de corruption ayant affaire à la presse chicha : il a souvent décidé des titres que ces journaux allaient faire paraitre, et orienté volontairement les sujets que cette frange de la population allait lire, car elle était la base de son électorat. Aujourd’hui, la presse chica est n’importe quel journal de basse qualité journalistique mais qui divertit en relatant les agissements scandaleux des célébrités.

Maintenant, chicha, on le dit de tout et n’importe quoi, tant que cela promeut la fête, la musique, et représente ce mélange de l’histoire et de la culture péruvienne, la masse souvent peu formée, l’urbain et l’andin en général.
L’artisanat Péruvien

L’artisanat Péruvien

Quels souvenirs peut-on acheter au Pérou ? 

L’artisanat a toujours été un élément crucial des cultures préhispaniques : dans les tombes, les tissus et céramiques les plus finement ornés ; et dans les lieux reculés, les techniques et usages traditionnels se sont conservés. Par exemple, certaines couleurs ou certains motifs indiquent le statut marital, l’appartenance à une ethnie, etc.

Aujourd’hui, on peut découvrir une immense variété d’objets artisanaux à travers tout le pays. Certains sont des dénominateurs communs : par exemple, la laine d’alpaca est utilisée pour confectionner des pulls, des tissages à suspendre au mur, des sacs. Egalement, les métaux précieux comme l’or, l’argent ou encore le cuivre sont finement sculptés en de nombreux bijoux. Le travail du cuir diffère selon les régions, mais reste une règle générale ; on y intègre souvent des morceaux de tissus aux motifs et aux couleurs traditionnels. 

D’autre part, certains objets d’artisanat sont typiques de certaines régions. Par exemple, à Arequipa, on trouve un type de broderie sur les chapeaux, aux motifs floraux et d’animaux, aux couleurs pastel. A Ayacucho, les retables sont les objets les plus prisés : ce sont des petites boîtes en bois peintes aux couleurs vives, contenant des personnages type santons, représentant soit des scènes de la nativité, soit des scènes de la vie quotidienne. Sur les rives du lac Titicaca, les femmes tissent des poupées et autres petits bateaux à partir du « totora », le roseau local. Près de Puno, dans un petit village du nom de Pupuja, on construit des petits taureaux en argile qu’on place sur les toits des maisons pour éloigner les mauvais esprits. Dans les environs d’Iquitos, dans l’Amazonie, on taille des bijoux yagua. A Huancayo, on tresse des ceintures colorées ; entre autres. 

En dehors de ces objets très traditionnels, beaucoup de jeunes (et moins jeunes) « hippies » parcourent les routes d’Amérique Latine et vendent des bijoux en pierre semi-précieuses et métal, reprenant des modèles préhispaniques, assez typiques. 

D’autre part, une forte industrie touristique a commencé à commercialiser des produits à la chaine, facilement accessibles et à très bas prix. C’est le cas du très connu bonnet péruvien, vendu à 5 soles dans tous les lieux touristiques, qui sont à présent inondés de ces produits pratiques et prêt-à-consommer. Pour trouver des choses un petit peu plus authentiques, il faut chercher un peu, s’aventurer dans des petites rues sombres ou les commander aux tisserands eux-mêmes. Dans tous les cas, le marchandage est de rigueur, car il est de coutume de profiter de la différence de niveau de prix et du manque de connaissance du marché du client. Cependant, le marchandage n’est pas aussi féroce que dans certains pays, comme en Afrique par exemple : acheter à 20, 30 ou 50% de moins que le prix original est généralement acceptable. 

Petites anecdotes sur le Pérou

C’est quoi un gringo ?Quels sont les lieux qui ont inspiré les œuvres d’Ernest Hemingway ?La communauté allemande d’Oxapampa:Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco Qu’est-ce que le jeu du sapo ?
C’est quoi un gringo ?

C’est quoi un gringo ?

C’est qui un gringo ? Quel est l’histoire de l’origine du mot gringo ? 
On entend le mot « gringo », et tout de suite, nous passe devant les yeux le mexicain moustachu au grand sombrero des vieux films de western. En réalité, si ce mot est aujourd’hui relativement célèbre, son origine l’est beaucoup moins. Deux versions principales de l’histoire : la première raconte que lors de la guerre entre Etats-Unis et Mexique de la fin du XIX° siècle, l’uniforme des soldats américains était vert, d’où les cris de leur généraux « GREENS GO ! », repris et ridiculisé par les Mexicains avec le mot « gringo ». La deuxième version raconte que, pendant ce même épisode de guerre, les soldats américains avançaient en chantant une chanson dont le refrain est « Green Grow the Lilacs » (les lilas verts poussent) : d’où, à nouveau « gringo ».

Quoiqu’il en soit, depuis la fin du XIX° siècle, ce mot s’est incorporé dans le langage courant au Mexique, et, puis rapidement dans le reste de l’Amérique Latine. Au Pérou, « gringo » est très couramment utilisé. Le terme n’est pas nécessairement péjoratif, au contraire, il est généralement utilisé de façon neutre ; mais cela dépend du contexte de la conversation, du pays où vous êtes, et du ton avec lequel il est utilisé. S’il s’emploie avant tout pour un habitant d’Amérique du Nord, le terme « gringo » (ou gringa) désigne généralement un étranger (surtout blanc) venu d’Amérique du Nord ou d’Europe, dont la langue maternelle, souvent, n’est pas l’espagnol... Bref, les gringos, c’est vous☺

Quels sont les lieux qui ont inspiré les œuvres d’Ernest Hemingway ?

Quels sont les lieux qui ont inspiré les œuvres d’Ernest Hemingway ?

Ernest Hemingway au Pérou
Histoire inconnue des biographes du célèbre auteur américain, son court passage par la côte péruvienne nord en 1956 est pourtant des plus intéressants. Il avait entendu parler d’un paradis de la pêche où vivait encore le marlin noir, cette espèce de poisson qu’il décrivit dans son œuvre la plus célèbre Le vieil homme et la mer et dont la présence est assez rare dans la majorité des eaux. C’est dans le but de tourner certaines scènes du film basé sur son livre qu’Hemingway passa 32 jours dans le petit village de Cabo Blanco. Tous les jours, un bateau chargé d’équipement cinématographique sortait du port, dans l’espoir de pouvoir capturer des images de ce fameux poisson. Le séjour d’Hemingway à 1000km au nord de Lima ne passa pas inaperçu, ayant gagné le prix Pulitzer en 1953 et le prix Nobel de Littérature en 1954, soit quelques années auparavant ; et cela reste encore une des grandes fiertés des Péruviens.

La communauté allemande d’Oxapampa:

La communauté allemande d’Oxapampa:

Au milieu du XIX° siècle, avec le boum du caoutchouc, la nécessité de peupler la forêt amazonienne devient de plus en plus forte. Un contrat est passé entre le gouvernement péruvien et un baron allemand : en échange de terres et de facilités pratiques une fois sur place, plusieurs dizaines de familles prendraient la route du Nouveau Monde, afin de fuir les difficultés économiques de l’époque en Europe. La première colonie s’installe en 1859 à Pozuzo, dans l’Amazonie centrale.
Aujourd’hui, les descendants de ces familles habitent toujours certaines régions. Dans des villages érigés selon des techniques et un style architectural typiquement germano-autrichien, ces grands blonds aux yeux bleus ont maintenu leurs traditions (particulièrement au niveau culinaire, et particulièrement les fromages alpins) : les vêtements, les danses, les fêtes traditionnelles (dates, motifs, manifestations), et même un dialecte tyrolien qu’ils continuent à parler. Cependant, sous certains aspects, ces coutumes se sont mélangées avec le temps avec les coutumes locales. Avec les matériaux disponibles, ces colonies ont reproduit l’artisanat de leur pays. Aujourd’hui, elles vivent principalement de l’agriculture, de leur artisanat et du tourisme, curiosité au milieu de la campagne indigène du Pérou. 

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

C’est l’un des derniers ponts de tradition Inca dans les Andes péruviennes. A l’origine, l’empire inca avait besoin de consolider les voies de communication entre les différentes régions. Or, du fait des paysages accidentés et des nombreuses catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, éboulements, etc.) la maintenance de grandes œuvres était assez compliquée. On en est venu à la conclusion que la solution la plus adaptée serait d’avoir un pont que l’on pourrait déployer et retirer à souhait, en utilisant des matériaux locaux et disponibles rapidement et en grande quantité.
Avec des herbes sèches nommées « ichu », écrasée puis trempée et tressée en des cordelettes de plus en plus épaisses, on obtient des grosses cordes très résistantes. Puis, ces cordes, agencées, tressées, attachées entre elles, deviennent un pont de corde que les hommes vont accrocher de part et d’autre du précipice. C’est un travail collectif qui exige du temps, de l’organisation et de la collaboration. Il est accompagné de danses et de rituels magiques traditionnels, afin de demander la permission aux Apus de construire cette voie de communication en toute sécurité. A la fin du travail, au moment de l’inauguration du pont, ce sont des explosions de joie, de musique, de danses, et d’alcool pendant toute une journée.Plus de 1000 paysans locaux participent chaque année, au mois de juin, à la construction du pont de Queswachaca. Celui-ci est donc un pont suspendu d’environ 33m au dessus du fleuve Apurimac, à environ 100km de la ville de Cusco. Et tous les ans, pendant la saison des pluies, il est retiré, selon l’usage stratégique que les Incas en avaient, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui. 

 Qu’est-ce que le jeu du sapo ?

Qu’est-ce que le jeu du sapo ?

Jeux du sapo au Pérou
Ce jeu, présent dans plusieurs autres pays d’Amérique Latine, signifie ‘’jeu du crapaud’’. Il s’agit d’un jeu traditionnel dans les chicherias ou les picanterias (où on allait pour manger et pour boire, surtout les weekends) : il faut lancer des pièces de monnaie en direction d’une table en fer ou en bronze au milieu de laquelle trône un crapaud qui attend, bouche ouverte. Celui qui arrive à faire rentrer la pièce dans la bouche du crapaud remporte le jeu –et l’argent que tous les joueurs auront misé. En attendant, des trous sont répartis autour du crapaud, le joueur marquant certains points en fonction de la proximité de ce trou avec le crapaud.
Ce jeu remonte à la légende inca selon laquelle les crapauds étaient des animaux magiques qui accordaient des vœux à qui lui donnait une pièce de monnaie à manger, et que celui-ci se transformait en or. L’Inca lui-même allait régulièrement sur le lac Titicaca pour tenter sa chance. Encore aujourd’hui, les Péruviens jouent volontiers à ce jeu, qui s’accompagne souvent de musique, de rires et de bière.

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